Laissez-moi un commentaire, je vous y répondrai très vite.

13. oct., 2017

Brigitte Bellac, comédienne

C’est cela le talent : dès les deux premières pages de ce roman sensitif, on sent, on voit qu’une machine à broyer infernale s’est mise en marche. C’est affaire de style tout d’abord : phrases courtes, qui claquent comme des gifles. Un style aux bords
cassants, coupants comme une plaque de verre mal équarrie ; déjà, on a peur pour le héros qui, par une suite de hasards tragiques, va se retrouver plongé en enfer.


Et l’enfer est bientôt là : avec son cortège d’infamies, d’injustices ; le mépris total de l’être humain en prison est à son comble dans cet ouvrage tissé par la misère des détenus de la République.

L’auteur sait rendre de manière implacable l’univers concentrationnaire, son pathétique, ses élans d’espoir vite mis à mal, la mortelle vie de ses personnages.


Tout est précis, tout est fort, dans cet ouvrage qui vous prend aux tripes de la première à la dernière page.


On est sans cesse bouleversé, tordu par la peine de ses hommes condamnés, broyés par un système inique d’où l’humanité la plus élémentaire est absente.


On sort de ce livre, qui psalmodie la cruauté et l’indifférence, CHANGÉ à jamais…

Site web 8. juil., 2017

Julien

Félicitations, j'aime votre style. Quelle belle façon de raconter une histoire, c'est simple et efficace. Quelques belles figures de style aussi et puis Stéphane est très attachant. Julien

19. janv., 2017

Cat58

Une belle chronique de Cat58 publiée initialement sur Babelio. Merci à vous.



Retrait de permis, et pourtant, un jour, il prend sa voiture pour aller acheter une broutille au village. Récidiviste, il prend trois mois fermes. À cinquante-sept ans, c'est dur.

Dans le milieu carcéral en France, il y a comme un malaise : surpopulation, promiscuité dans les cellules, des lieux où l'on survit et qu'on partage à trois ou quatre. Il y fait gris et sombre car les fenêtres sont insignifiantes. Et puis, repas infects, brimades
et agressions morales, ennui, atteintes à la dignité, manque d'hygiène, sentiments exacerbés, crises d'angoisse et périodes d'euphorie, envies de suicide, indifférence de l'administration, pas de réinsertion… Atteinte à la dignité de l'homme. L'indignité est
la règle…

Voilà toutes les phases par lesquelles passe Courseau le protagoniste de « des nains entre leurs mains ». Chef d'entreprise, cinquante-sept ans, pas un délinquant, un ancien pour les autres codétenus, alors respect pour les anciens, on le vouvoie, lui, çà lui
fout un coup de vieux du coup, mais c'est la règle en prison. Première étape tout en douceur le quartier des arrivants et puis après, arrive le coup de massue, on passe aux choses sérieuses, la vraie prison, un lieu hiérarchisé peuplés de blancs, de braquos
véritables stars et de pointeurs, les bêtes noires. La prison, un petit monde qui s'organise à l'intérieur, trafics divers et où règne la loi du plus fort.

15. sept., 2016

Benoit COUZI

Merci beaucoup Tatiana pour votre très gentille analyse, j'(espère vous retrouver bientôt.

15. sept., 2016

Tatiana Lhotel

Je suis contente d'avoir découvert , à travers cette histoire saisissante, un milieu que j'ignorais entièrement: celui des entreprises. Même si cela règne dans les rouages de notre société actuelle, on a parfois du mal à s'imaginer comment ça fonctionne
et surtout comment un patron, lui aussi, peut traverser une période difficile. Ces gens-là, appelés "patrons" , ont tendance à montrer ou à imposer aux autres une image indétrônable. Mais au-delà de cette image , le roman nous apprend que la réalité peut être
sévère et même fatale. Le succès de quelqu’un attire les convoitises des autres, même de ceux que l'on croit proches.  Vous avez réussi, à travers ce roman, à renforcer la problématique de l'argent qui véhicule notre société et qui métamorphose grandement
les relations sociales. Un sujet qui a inspiré de nombreux écrivains à travers plusieurs siècles ( Tartuffe, Bel Ami, L'Avare, Le colonel Chabert que je me ferai un plaisir d'enseigner à mes lycéens, Le Père Goriot et d'autres ). 



J'ai apprécié votre style d'écriture, enrichi par de nombreux procédés stylistiques, qui rendent les pensées fines et poétiques.  La stylistique représente un objet d'étude que j'affectionne depuis que j'ai commencé à étudier le français. Sur une note finale,
je tiens à préciser que durant la lecture de ce roman, j'ai éprouvé un riche éventail d'émotions, telle que la sympathie, la compassion, la colère, l'espoir, la déception.








31. mai, 2016

Benoit Couzi

Que de mots gentils, j'en perds ma plume ! Merci à tous.

19. mai, 2016

Yannick Mauchamp

La description fine et précise de l'histoire fait de nous, simple lecteur, une sorte de prisonnier bis, un double du personnage principal qui découvre en même temps que lui la réalité du monde carcéral. Une découverte prenante dont il est difficile de
s'échapper.

19. mai, 2016

Théo Lemattre

Une fin qui s'abat avec poids sur le lecteur... "Comme des nains dans leurs mains" est un roman qui répond à de nombreuses questions soulevées par la société sur le mystérieux monde carcéral. La véritable démarche journalistique de l'auteur, à la recherche
de l'authentique, nous enserre avec le personnage entre les murs froids et épais de la prison. Avec un style épuré à souhait, l'auteur nous emmène au cœur d'une vie en plein bouleversement (thème récurrent de ses romans, par ailleurs). Une fin troublante,
desarçonnante et inattendue qui vous laissera amer de sa tragédie, mais qui vous soulagera de sortir enfin de l'angoisse oppressante du système carcéral dans lequel nous ne sommes que des jouets, des nains entre leurs mains...

9. mars, 2016

Esther

Ça fait un peu froid dans le dos cette histoire mais je n'ai pas pu m'en séparer avant la fin.

8. mars, 2016

Émeline Blanchard

Le sujet est difficile et vous le traitez à merveille. Votre personnage est touchant et on le suit avec souci de ce qui va lui arriver. Les dialogues sont percutants, pas de fioritures, directs. Votre style m'intéresse. J'ai compris que vous avez un nouveau
roman qui va être publié, quand sortira-t-il ?

4. mars, 2016

Isabelle F

Mon frère a passé presque deux mois en prison à cause de son permis de conduire, j'ai retrouvé dans votre livre ce qu'il me racontait lorsque j'allais le voir au parloir. Heureusement qu'il s'en est mieux sorti que votre personnage.

3. mars, 2016

Laureline

J'ai reçu votre livre deux jours après l'avoir commandé et je l'ai dévoré en une journée.

Merci tout était parfait.

22. févr., 2016

Benoit Couzi

Merci à tous pour vos témoignages qui me touchent beaucoup.

22. févr., 2016

Julien Marchand

Félicitations, j'aime votre style. Quelle belle façon de raconter une histoire, c'est simple et efficace. Quelques belles figures de style aussi et puis Stéphane est très attachant. Julien

21. févr., 2016

Anaïs

Même si cette histoire est difficile par la tension qu'elle procure, j'ai fini ce roman en quelques heures. On y croit et on finit par s'apitoyer sur le sort de ces prisonniers qui , malgré tout, ont commis des délits. Après avoir lu ce livre je me demande
vraiment si la prison est la solution à la délinquance, même s'il y avait de la réintégration possible au bout.

15. févr., 2016

Sandrine BUET

Comment avez-vous réussi à faire parler les détenus que vous avez rencontrés ? En tout cas, bravo, j'ai lu votre livre d'une traite.

14. févr., 2016

Gérard Chalan

Vous mélangez habilement le supplice des détenus avec le mal-être des surveillants, je ne sais pas si c'est vraiment comme ça que ça se passe mais en tout cas on y croit.

14. févr., 2016

Bérangère

Votre roman est très bien écrit, on apprend beaucoup de choses sur la prison.